Le lympho-quoi ?
C’est un gonflement persistant causé par une défaillance du système lymphatique. Si ce système est abîmé ou insuffisant, le liquide stagne et fait enfler une partie du corps. Le plus souvent dans les membres (bras ou jambes), mais également la sphère pubienne, le visage ou des petites zones focales).
Il en existe deux formes :
- Primaire : congénital, lorsque le système lymphatique est insuffisant (trop petit, mal formé, trop vieux) par rapport à la quantité de lymphe à drainer. On nait avec ou il apparait naturellement au cours de la vie ; il est souvent unilatéral
• Secondaire : il apparait après un traumatisme. Dans ce cas, le système lymphatique est touché de manière directe ou indirecte et celui-ci n’est plus en mesure d’assurer ses fonctions. C’est le cas après un accident (entorse, chute et autres traumas) ou lors de certains traitements ciblant les zones ganglionnaires ou adjacentes à celle-ci (cf. traitements en oncologie du sein, prostate,… )
Analogie pour mieux comprendre :
Imaginons que votre corps est une ville, et le système lymphatique en est son réseau d’égouts chargé d’évacuer les déchets. Si ces égouts sont bouchés, que les canalisations sont abîmées ou trop petits, les eaux stagnent d’abord dans les tuyaux, puis en cas de grosse pluie, l’eau trouve toujours son chemin. Cela fait des inondations (gonflements). Ces inondations sont sujets à des dégâts (infections), et la circulation devient difficile.
Le traitement consiste à entretenir et stimuler l’écoulement dans ces canalisations, ajouter des pompes (exercices), poser des barrages temporaires (bandages compressifs), tout en surveillant régulièrement pour éviter que l’eau ne déborde.
Quels symptômes ?
Ci-après les symptômes les plus fréquents
Lourdeur et tension
Membre.s gonflés et lourds
Altération de la peau
Peau tendue, lisse, rouge,
ou durcie avec le temps, …
Mobilité réduite
Diminution de la capacité à assurer différentes activités journalières
Risque d’infection
Les plaies qui se referment difficilement, laissant la porte ouverte aux bactéries
Quelles possibilités de traitements ?

- Le drainage lymphatique
- Par compression
- Par Drainage Manuel
- Adopter une bonne
hygiène de vie- Activité physique régulière
- Nutrition variée et lutte contre l’obésité
- Prévention
- Port de contention
- Soins de peau
- Surveillance personnalisée
- Apprentissage et autonomisation

Recherche Scientifique
Le traitement du lymphœdème prévient des pathologies secondaires (cellulite infectieuse), diminue les coûts sociétaux liés à ces soins et limite les récidives (Rawlings, 2006). L’obésité est un facteur agravant, il faut donc lutter contre l’augmentation de masse viscérale chez les patient.e.s (Sudduth et al., 2022 ; Faebere, 2023).
FAQs
Comment diagnostique-t-on un lymphœdème ?
Le diagnostic repose sur l’examen clinique d’un spécialiste (volume, pli cutané, historique, …). Il décidera de compléter ce diagnostic, si nécessaire, par des examens tels que la lymphoscintigraphie, l’échographie ou l’IRM pour exclure d’autres causes.
Le lymphœdème peut-il guérir ?
Il n’existe pas de guérison définitive. La prise en charge vise à réduire le volume, la qualité et la texture de l’oedème. Ainsi que prévenir les complications et améliorer la qualité de vie du patient.
Quelles sont les bonnes pratiques au quotidien ?
Il existe plusieurs bons réflexes :
- Éviter les traumatismes, les piqûres, les brûlures sur le membre atteint
- Porter des vêtements amples, éviter les garrots
- Lutter contre l’obésité
- Pratiquer une activité physique régulière (ex. : marche, natation, Pilates adapté)
- Éviter les expositions prolongées à la chaleur (ex. : soleil, sauna)
- Désinfecter tout type de plaie
Puis-je apprendre à gérer mon lymphœdème moi-même ?
Oui, grâce à une bonne compréhension de la pathologie. Vous pouvez apprendre différentes techniques d’auto-bandage, l’auto-surveillance et adopter des comportements protecteurs en concertation avec vos thérapeutes. Cela favorise l’autonomie et réduit les épisodes infectieux.
